La passion du théâtre

Juillet 2017

Encre de chine sur papier Canson

Masques de théâtre

Cette illustration fut réalisée à la suite d’une demande d’une amie d’enfance. D’abord passionnée de théâtre par sa pratique et son étude à l’université, elle apprécie également mes dessins.
En conséquence, elle souhaitait que je lui réalise une oeuvre sur le théâtre.

Les masques au théâtre

L’un rit, l’autre pleure, ces deux visages sont devenus l’icône même du théâtre. Bien que j’aie cherché à plusieurs reprises l’origine de ce symbole, je n’ai pas su trouver de véritable explication.
Néanmoins, je suis tombée sur cet article où l’auteur parle de l’origine des masques au théâtre. Elle parle notamment des deux masques représentant la comédie et la tragédie et propose même une théorie sur leur provenance.

Il semblerait que ces masques tiennent leur origine de la Grèce Antique. En effet, le port de masques était très courant à cette époque. D’une part, parce que tous les rôles étaient joués par des hommes et notamment parce qu’un seul acteur pouvait endosser plusieurs rôles.

Le théâtre, à la différence du cinéma, est dans l’instant. La scène ne peut pas être coupée et le public assiste également à la représentation. Ainsi, les acteurs peuvent choisir d’interagir avec le public pour le faire réagir et donner encore plus d’ampleur à la pièce.

Une scène nous fait rire, la suivante nous fait pleurer, c’est ça le théâtre !

Larme & Joie

Pour cette illustration sur le théâtre j’ai préféré travailler en noir et blanc. Par ailleurs, je n’ai utilisé que deux outils : une plume et de l’encre de chine. Je souhaitais quelque chose de très « graphique » . Quelque chose de très épuré aussi, où les lignes parlent plus que la couleur ou la multiplicité des outils. D’autre part, les masques blancs sont davantage révélés grâce au fond noir, ce qui donne à la composition cet aspect théâtral. Comme si les masques étaient posés sur une matière, sur un décor.

Les hachures, à la verticale pour la tragédie et à l’horizontale pour la comédie, renforcent l’expressivité des visages. En effet, les hachures verticales tirent les traits du faciès. Elles allongent le visage, voire l’affine et intensifient les lignes descendantes (bouche, yeux). Au contraire, les hachures horizontales donnent de la douceur, soulignent les yeux rieurs et font ressortir la joie.

J’ai choisi d’ajouter un ruban en arrière-plan afin de lier visuellement les masques et également pour ajouter du mouvement. Ainsi, la scène paraît suspendue en l’air, comme une pièce de théâtre, qui aurait été saisie en pleine représentation.

« Le théâtre n’est pas le pays du réel : il y a des arbres en carton, des palais de toile, un ciel de haillons, des diamants de verre, de l’or de clinquant, du fard sur la pêche, du rouge sur la joue, un soleil qui sort de dessous la terre. C’est le pays du vrai : il y a des cœurs humains dans les coulisses, des cœurs humains dans la salle, des cœurs humains sur la scène
Victor Hugo, Tas de Pierres III ( 1830-1833)

Plume de Boubou

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