Nature morte – dessin d’observation

2011

Fusain sur papier Canson

Fusain sur canson - observation

Le travail d’observation est le premier apprentissage de l’artiste. Avant de pouvoir imaginer, il doit avoir pu observer plusieurs objets, espèces, animaux, individus, matières, etc.. De plus, il doit également savoir comment chacun réagit par rapport à son environnement (lumière, mouvement, toucher, etc).

Le fusain

Pour ce dessin d’observation, j’ai eu la chance d’utiliser le fusain sous forme de bâton.

Bien que l’outil fasse penser à une craie sèche recouverte de charbon qui colore tout ce qui passe à sa portée (doigts, table, vêtements, visage, etc.) et qu’il est facilement cassable, c’est un superbe moyen pour expérimenter les contrastes, les ombres et les effets de lumière.

En effet, vous pourrez créer des noirs et des blancs (en laissant le papier nu) très prononcés mais aussi travailler plus aisément les dégradés en estompant les tracés du fusain avec de multiples techniques : estompes, doigts, mouchoirs, etc.

Mise en place

J’ai effectué ce dessin d’observation lors d’un cours d’art au  lycée. Nous étions tous en cercle autour d’une table où étaient disposés plusieurs objets inertes. Ainsi, chaque élève avait un point de vue différent et pouvait créer sa propre vision du tableau.

Celui-ci mettait en scène plusieurs matières (bois, verre, porcelaine, plastique, etc.) qui pouvaient interagir entre elles, (observer du bois à travers du verre par exemple), mais également avec d’autres éléments autour : lumière naturelle, lumière artificielle, ombres des élèves, etc.

Pour ce travail, nous devions reproduire, avec le plus de réalisme possible et avec la technique imposée, le fusain, ce que nous observions.

Scène figée

La nature morte, contrairement à un modèle vivant qui peut bouger, permet de s’attarder sur les détails plusieurs fois de suite et de se concentrer sur chaque point.

Le souhait de nos professeurs était de nous faire travailler notre observation. Nous faire faire le plus possible d’aller-retour entre la scène et notre feuille de sorte que notre oeil s’habitue à observer, longtemps, et en détails, ce qu’il regarde pour obtenir ainsi une reproduction plus précise.

Ce n’est pas la main, la maîtresse d’oeuvre mais bien l’oeil qui va lui indiquer les mouvements et directions à prendre.

Une fois que l’artiste a appris à observer le rendu des matières, des objets ou des individus, en fonction de leur disposition et de leur environnement, il peut alors créer son propre univers.

Ainsi, il est capable de reproduire, combiner, modeler, caricaturer ce qu’il connaît pour réaliser ses oeuvres.

Cependant, l’oeil n’a pas l’univers en mémoire, l’observation est un travail de chaque jour.

Plume de Boubou

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